Premier atelier d’écriture de la saison.
Premières belles rencontres et encore des textes bien écrits. L’inspiration
était au rendez-vous.
Chaque participant pige un mot dans le chapeau
(ou plutôt dans la boîte). Voici les mots :
Alarme –
Psychologue – Quarante – Pleur (s) – Venger – Oies – Ketchup.
Je vous offre mon texte ainsi que celui offert
gentiment par une participante.
Promenade
en campagne
Pour mes vacances, j’ai loué un chalet à la
campagne, question de changer du bord de mer. À mon arrivée, je m’installe et je
fais le tour de la propriété. Ensuite, après un souper délicieux, je me couche
au déclin du soleil.
Quarante belles oies bien dodues.
La journée se passe joyeusement jusqu’au soir
où, fatiguée, je me couche. Soudain, j’entends frapper à la porte. Je l’ouvre
et vois une des oies qui commence à me parler.
Ébahie, je ne sais quoi répondre, même je me
sens agressée, car elle me provoque. Je décide alors de la rôtir, de mettre une
belle cuisse dans mon assiette et la recouvrir de ketchup.
C’est alors que ses comparses arrivent en
courant désirant venger leur consoeur. Ont-elles été alertées par ses pleurs
alors que je m’occupais d’elle ?
Devant ce troupeau, la panique me prend et je
décide de partir en catastrophe jurant ne plus jamais me promener en campagne.
Alors que je quitte la propriété, une alarme retentissante hurle dans mes
oreilles.
J’ouvre les yeux et m’aperçois que je suis dans
mon lit, dans ce chalet douillet.
Quelle histoire ! Quel rêve !
Je me demande, si je racontais ce rêve à un
psychologue, quel traitement me donnerait-il, moi qui suis végétarienne ?
Je suis mieux de garder cette histoire pour moi
et peut-être plus tard en rire lorsque je la raconterai à mes petits-enfants.
Dominique Damien
Nous étions au bord du lac tandis que le soleil
déclinait doucement. Le cri d’un couple de huards retentissait au loin comme un
pleurs d’enfant. Ah, bientôt l’heure de déguster nos savoureux hamburgers au
ketchup !!
Mais soudain, une alarme retentit, déchirant le
calme d’un cri strident. Me voici soudain dans la caverne d’Ali Baba et ses
quarante voleurs. Pas de trésor cependant, des murs suintant d’humidité, des
ombres inquiétantes, des bruits étranges… Dois-je avancer ou non ?

Comme elle semble bienveillante, je m’approche
prudemment et cherche à engager la conversation. C’est une femme aux longs
cheveux et à l’air doux qui contraste avec ses paroles.
Ah, il va falloir faire appel à des talents de
psychologue, pensais-je. Comment faire ? Que dire ?
Mais tandis que je cherche la solution, le cri
du huard me réveille à nouveau. Les oies sont revenues au bord du lac et la
paix du soir m’envahit. Comme on est bien ici au Québec !
Catherine
La saison commence très bien. Je remercie les
participants qui se sont prêtés au jeu et pour le bon moment passé ensemble.
Bonne semaine à toutes et à tous